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JAMES CHANCE IS BACK

« Le feu sacré n’aura donc jamais quitté ce petit bonhomme aux costumes carrés, (…) neuf nouveaux titres qui n’en finissent plus de faire fumer les semelles de tes Creepers à damiers » New Noise Magazine

« Solis de sax alto acide tout en dérapage contrôlés, giclées d’orgue malingres, chant groovy nerveux, guitares mordantes (…) Bienvenu Mister Chance, nous sommes contents de vous accueillir à nouveau parmi nous ! » Jazz Magazine

«Il y avait longtemps que l’on n’avait pas entendu quelque chose d’aussi authentiquement monstrueux que cette guitare wah-wah sur ce monument d’hystérie qu’est Pull the plug. (…) un jalon supplémentaire d’une œuvre monolithique, entièrement dévouée à la « fuck you attitude » d’un artiste solitaire, intransigeant, méritoire.» Obsküre Magazine

« Il souffle dans son sax comme un sorcier Voodoo, et sa voix crache des mots qui sentent le Baileys. » Foutraque.com

La sortie d’Incorrigible ! sera célébrée en France le 15 mai par un set solo au Point FMR à Paris (+ concerts de HUNX & HIS PUNX  + BLACK BELLES). Tickets ) et en DJ set le lendemain 16 mai au Confort Moderne à Poitiers. Occasions pour James Chance, qui n’a cessé d’enflammer son public français et de conquérir de nouveaux fidèles depuis la fin des années 2000, de présenter son véritable nouvel album, après une première annonce et un artwork transitoire quelque peu anticipés en octobre dernier, et avant une tournée européenne avec son groupe courant des mois de septembre et octobre 2012.

Incorrigible ! donc ! Comme une signature intemporelle, une marque au fer rouge mal dissimulée sous une veste de satin. La profession de foi d’un gangster sublime, descendant de Seth, un credo mis en scène à deux blocs de chez James Gray, Ferrara ou Spike Lee. Le tout interprété par de talentueux hommes de main : les « french » Contortions, et des guests prestigieux issus des Swans, des Voidoids de Richard Hell ou de Little Italy…
James Chance est entré en jazz à l’école de musique de Milwaukee, Wisconsin, la ville où il est né. Et c’est flanqué de ce sax alto acheté par son père alors que James est encore adolescent que le futur chantre de la no wave monte à New York au milieu des années 1970. Dans la Manhattan matricielle de la nouvelle musique électrifiée, il croise la route de Lydia Lunch, avec laquelle il s’associera le temps d’une saison dans Teenage Jesus and the Jerks. Quelques cris et coups échangés avec le public plus tard, James, devenu ami du peintre Basquiat, va élaborer son propre matériau musical. Que ce soit avec les Contortions, ou sous le nom de James White, il invente alors ce jazz funk blanc qui vrille rapidement l’oreille de Brian Eno, ce dernier devenant le mentor momentané du jeune James pour la compil “No New York”.

C’est ensuite Ze Records qui veille à la destinée discographique de James White & The Blacks, avec la sortie, entre autres opus, de l’émouvant “Live aux Bains Douches”. Les fêtes occidentales appartiennent alors aux Contortions et à d’autres gangs se montrant aussi à l’aise sur scène qu’en “providers” pour dance floors. Ce sera pour James une ère de nuits excessives et belles.

Au milieu des années 1980, quelques sunlights s’éteignent et les productions discographiques se font plus rares pour le jazzman de Milwaukee, ce qui n’empêche pas James et ses Contortions de sillonner l’Europe et le Japon, ranimant sans cesse la flamme de l’emblématique “Contort Yourself”. Cependant, alors que l’influence de la musique de James est revendiquée par des groupes aussi exposés que les Red Hot Chili Peppers, la route devient sinueuse pour le dandy no wave. Des compagnons disparaissent dans quelque Terminal City mais James continue de jouer. Inlassablement, ce Sisyphe énervé affine et aiguise son sax, travaille son piano, décape les mondes intérieurs avec des textes qui seront finalement gravés beaucoup plus tard.

L’aventure prend en effet une nouvelle tournure lorsque, en 2005, alors qu’il est tout prêt d’annuler une série de concerts en Europe pour cause d’abandon de poste de certains Contortions historiques, un groupe est proposé à James au pied levé par Jean-Louis Brossard, programmateur des Transmusicales de Rennes.

Avec Pierre Fablet à la guitare, Jacques Auvergne à la basse et Alex Tual à la batterie (ces deux derniers étant également à la manœuvre derrière Christophe Miossec sur sa tournée 2012), James découvre un combo plein d’énergie qui va lui permettre de repartir à l’assaut des scènes du vieux continent jusqu’à aujourd’hui, avec un nouveau passage par le Japon en 2010.

La même année, le succès des shows avec la nouvelle formule va amener Le Son du Maquis à sortir en Europe un inédit japonais de James, le très jazzy « The fix is in ». Enfin, dans la foulées de concerts sur les scènes de Londres, Dublin, Rome ou encore Berlin, il est convenu, au sortir d’un set de James en soliste au Duc des Lombards, de se lancer dans la production d’un nouvel album de James and « les » Contortions.

C’est un jeune label, LADTK, qui va prendre le projet en main, en collaboration avec un autre Rennais, Frank Darcel, ex-guitariste de Marquis de Sade. Ce dernier assurant la production exécutive et la coproduction artistique d’Incorrigible, une œuvre très attendue puisque les fans n’ont pas écouté de nouveaux titres de James et des Contortions depuis plus de deux décennies !

Les sessions ont lieu entre Rennes et New York, à l’été et l’automne 2011. Outre les Contortions rennais, l’album s’enrichit des contributions aux saxs et à l’orgue de Robert Aaron (le jazzman est un ami de longue date de James), des cuivres de Mac Gollehon (qui a œuvré entre autres avec David Bowie ou Gil Scott Heron), des guitares d’Ivan Julian (ex-Richard Hell & the Voidoids) ou encore celles de Norman Westberg (The Swans).

Incorrigible ! , le nouvel album de James Chance – dont le titre éponyme reprend de manière plus aboutie le morceau de son Ep de 2010, remixé alors notamment par Sal P de Liquid Liquid – ne renie rien des aventures passées, fiévreuses et électro choquées, reflets d’une époque où « tout devait disparaître ». Mais c’est aussi un disque rédempteur et éminemment moderne dans lequel James atteint son meilleur niveau. Entre titres rageurs et précis et plages plus retenues en apparence, le boss d’Hells Kitchen se fait tour à tour crooner lascif ou chroniqueur acide, soutenu par ces cuivres, orgues, 4 et 6 cordes d’une saignante efficacité (notamment sur la triade superbement maitrisée Do The Splurge, It All Depends Of The Amount et le réjouissant Pull The Plug). De la Dislocation jusqu’à la Ville Terminale, en passant par l’hommage au célèbre pénitentiaire d’HBO, ce créateur visionnaire nous fait voir le monde d’aujourd’hui tel qu’il est : désespérément excitant!

James Chance est disponible pour :
- Concerts avec LES CONTORSIONS. PROCHAINE TOURNEE EUROPEENNE EN SEPTEMBRE 2012
- dj sets
- solo piano sets
For booking, please contact: pascal@julietippex.com