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EMMANUELLE PARRENIN

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photo © Philippe Lebruman

 

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English version below

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BIOGRAPHIE

Emmanuelle Parrenin a pratiqué et pratique encore le collectage de chansons traditionnelles en zone rurale, la danse contemporaine ou l’art-thérapie. Elle chante et joue de la vielle à roue, diverses harpes, du piano à pouces, de l’épinette des Vosges, du dulcimer, des bols chantants. Figure fondatrice de la scène revivaliste folk en France, elle a écumé festivals et MJC et a joué avec Gentiane ou Mélusine.

Elle est pourtant surtout connue pour avoir enregistré il y a trente ans un disque d’une beauté énigmatique : “Maison Rose” que des snobs du monde entier s’arrachent sur eBay : le disque de post-folk ultime entre chants traditionnels et expérimentation électro-acoustique.

Aujourd’hui, elle dépoussière son instrumentarium pour réinterpréter certaines de ses anciennes chansons, ainsi que de nouvelles co-écrites avec Flóp. De cette collaboration naissent contre toute attente “Maison Cube”, son deuxième album paru mars 2011 chez les Disques Bien, et un nouveau spectacle “D’une maison l’autre” (création au Lieu Unique, Scène Nationale de Nantes, avril 2011). Puis tous deux se consacrent à l’écriture de son troisième album, “Maison Vide”, à paraître prochainement.

En parallèle elle rencontre Pierre Bastien et ils composent le spectacle Motus, la rencontre sonore entre musique acoustique et expérimentale, la rencontre visuelle entre installations mécaniques, instruments médiévaux et jeux d’ombres qui sera présenté en 2015 à travers la France et notamment aux festivals Sonic Protest et du Printemps de Bourges.

 

VISIONS D’EMMANUELLE

1956
Emmanuelle a 7 ans.
C’est une enfant sauvage et dotée de pouvoirs surnaturels. Quand elle ne grimpe pas aux arbres, elle écoute son père, fondateur du prestigieux quatuor Parrenin, répéter d’arrache-archet dans un salon de cette maison parisienne où habita Ravel, près du jardin du Ranelagh. Mais elle l’écoute à travers la porte. Ses penchants synesthésiques lui font correspondre aux partitions des visions colorées. Quand elle voit son père, c’est presque toujours sur une scène. Son apprentissage de la musique sera clandestin et instinctif.

1964
Emmanuelle a 15 ans.
Elle passe l’été à Londres accueillie par une correspondante qui sort avec le chanteur d’un jeune groupe de british blues. Pendant un mois elle suit le groupe en tournée et se fait draguer sans succès par Eric le guitariste malgré des socquettes honteuses. Le groupe s’appelle les Yardbirds et le guitariste, Clapton.

1968
Emmanuelle a 19 ans.
Elle a fui famille et scolarité et dessine des slips pour la Redoute. Des aventures semi-amoureuses l’ont conduite en solex à la recherche de beatniks dans le quartier latin puis dans les Hootenannies du Centre Américain. Elle apprend la guitare à la Donovan en un tournemain et l’oubliera aussi vite quand elle tâtera de la vielle à roue et du dulcimer. Embringuée dans une bande de bateleurs folk et autres moissonneurs de chansons émérites, elle part en collectage, Nagra sous le coude.
Là, Emmanuelle se trouve dans une maison perdue sur l’Isle-au-Coudres sur le fleuve Saint-Laurent du Québec. Elle participe à un collectage plus confortable que d’habitude car bénéficiant de l’appui du Centre franco-québécois et de l’Université Laval. Elle chante avec ses collègues et une curieuse famille : un violoneux, sa femme accordéoniste et leurs vingt enfants dont dix-huit sont sourds-muets. Une ferveur inouïe traverse les participants. On ne saurait discerner qui est muet de qui ne l’est pas et la musique apparaît comme un langage de pures vibrations abolissant les malentendus et guérissant les surdités.

1970
Emmanuelle a 21 ans.
Sa bande est euphorique : ils ont ouvert ensemble le premier club folk en France, le Bourdon, rue de la Sourdière à Paris, en pleine agitation soixante-huitarde. Bientôt, ils ouvriront des clubs partout en France, puis organiseront des festivals monstrueux. En 1970 le Bourdon déménage au Café de la Gare où les concerts ont lieu les lundis. La troupe du café-théâtre est aux premières loges : Miou-Miou coud les costumes, Coluche est à la caisse mais le plus beau est Patrick Dewaere attablé au premier rang, un petit singe sur l’épaule. Gérard Depardieu l’accompagne inévitablement.

1972
Emmanuelle a 23 ans.
Elle marche dans le boulevard Beaumarchais, un curieux paquet entre les bras et n’arrive pas à croire à sa chance. Elle revient de cette ancienne boucherie, place des Vosges, transformée en magasin d’instruments anciens par un boucher taciturne. Elle convoitait une vielle à roue hors de prix depuis longtemps. Alors qu’elle commence à l’essayer, le boucher tire le store et sort un petit tonneau de vin. Attendri, il troque sa vielle contre celle pourrie qu’Emmanuelle a trouvée dans un grenier au cours d’un collectage et sur laquelle elle a appris en se couvrant la jupe de sciure.

1974
Emmanuelle a 25 ans.
Depuis six ans elle écume la France et l’Europe dans un bus Volkswagen. Elle a eu un garçon, Matthieu, né d’un bref mariage avec Phil Fromont avec qui de façon prémonitoire elle a enregistré la Maumariée. Elle mouline sa vielle dans la MJC de Rosendael. Matthieu dort dans un hamac sur le côté de scène. Tandis qu’elle conte pour la centième fois la même histoire de bergère en introduction à la même complainte, Emmanuelle s’emplit d’une certitude : c’est la dernière fois. Adieu cirque de la tradition, des histoires pluriséculaires de femmes battues, le baiser mortel de l’ethnographe. Elle quittera la scène folk sans se retourner avec cette élégance dans le nomadisme dont elle ne se départira jamais : juste avant qu’elle ne devienne lucrative.

1977
Emmanuelle a 28 ans.
Elle est en train d’enregistrer son premier disque sous son nom à Frémontel, une ferme normande retapée en studio par l’arrangeur Jacques Denjean. Elle y a suivi un nouvel amoureux, Bruno Menny, ingénieur du son et bricoleur de musique électro-acoustique. Dans son cafoutche, Bruno a des rideaux de bandes magnétiques. Il choisit une boucle de rythmique rock pour soutenir les harmoniques folles de la vielle libérée sur « Topaze ». Maison Rose est un disque post-folk envoûtant aux contours mal définis : une chanson offerte par Jean-Claude Vannier ou un air traditionnel québécois côtoient de longues plages planantes. Il est devenu fatalement un objet de collection.

1980
Emmanuelle a 31 ans.
De musicienne, elle est devenue danseuse avec une troupe de transfuges de Carolyn Carlson. Après Boppi, un jeu de métamorphoses avec Laurie McLaughlin, elle monte Nomade. La voici seule sur la scène d’un théâtre dans le Forum des Halles donnant ce qui sera la seule représentation de ce one woman show assez butô. Elle y a travaillé des mois sans discontinuer au point de ne plus distinguer le jour de la nuit. Elle y a flambé toute son épargne au point de revendre ses armoires pour payer des journées de studio à Jean-Philippe Rykiel ou Didier Malherbe afin de finaliser la bande son, qu’elle sabrera à moitié pour cause de longueurs jazz-rock. Ce spectacle est cru et cruel, relevant autant de l’auto-thérapie que du seppuku. Il se déroule devant une salle vide des programmateurs de festivals espérés.

1988
Emmanuelle a 39 ans.
Elle continue sa vie de nomade en enchaînant les petits boulots comme à l’époque de son départ de la maison familiale. Là, elle vient de se faire embaucher comme directrice du personnel d’un restaurant brésilien rue de Tilsitt, près de la place de l’Etoile : le Pau Brasil. Elle postulait pour un poste de serveuse mais la directrice, immédiatement séduite, la désigne comme sa remplaçante. C’est sans doute, l’emploi le plus stable qu’elle n’ait jamais eu : location de la salle pour des tournages, relations publiques avec des émirs gorgés de pétrodollars.Tous les soirs lors du deuxième service de 400 couverts, un orchestre joue des sambas et Emmanuelle interprète « Les traces derrière nous » de Michel Jonasz.

1993
Emmanuelle a 44 ans.
Un accident a bouleversé sa vie en 1990 et l’a rendue sourde. Un incendie a brûlé toutes ses archives. Elle a passé un an en convalescence en Haute-Savoie durant lequel elle a miraculeusement recouvré l’ouïe en jouant de la harpe. Ainsi, en utilisant ses instruments et en chantant ce qu’elle jouait, par conduction osseuse, elle a petit à petit réussi par elle-même à retrouver l’audition. Elle décide d’utiliser dès lors sa trouvaille pour aider les autres et crée sa technique, la maïeuphonie. Elle devient art-thérapeute au Bourget-du-Lac (Savoie).
La voici chantant avec Hugo, un enfant autiste de 4 ans. Elle le suivra durant neuf ans. Elle invente un langage en se faisant l’écho musical de ses stéréotypies, ces cascades de mots et de chiffres caractéristiques de l’autisme.

2007
Emmanuelle a 58 ans.
Elle est revenue à Paris depuis 2001. Elle se rend au concert de M-Jo à Mains d’œuvres. Jan Ghazi, manager de son fils devenu Bo Weavil, un bluesman réputé, lui a transmis l’invitation d’un certain Flóp, qui pourrait devenir son parolier. C’est le début de la collaboration avec Les Disques Bien qui aboutira à la réalisation de son deuxième album en plus de trente ans Maison Cube, enregistré dans une maison préfabriquée d’architecte en pleine forêt de Fontainebleau. La voici improvisant avec Etienne Jaumet qui l’invitera sur son premier album Night Music paru en 2009.

2011
Emmanuelle a 62 ans.
Maison Cube, son deuxième album, parait le 31 mars sur le label les disques Bien. Elle entre en résidence au Lieu Unique- Scène Nationale de Nantes et prépare, avec Vincent Segal, Etienne Jaumet, Vincent Mougel, Flop et Cristian Sotomayor le spectacle “D’une maison l’autre”, présenté le 15 avril au Lieu Unique, puis à l’été au festival MIMI de Marseille. La presse salue unanimement ce retour, et s’émeut du cheminement personnel d’Emmanuelle, alors que déjà se creusent les fondations d’une troisième maison.

2014
Emmanuelle a 65 ans.
En résidence au Centre Barbara Fleury-Goutte d’Or, elle termine la réalisation de son troisième album, Maison Vide, co-écrit avec Flop, sur lequel viennent jouer son fils, le guitariste Matthieu Fromont ( Bo Weavil) et le percussionniste Jacques Tellitocci (Orwell, Holden, Pascal Parisot, Bertand Belin). Et de vieux amis tels Laurent Vercambre (Malicorne, La Confrérie des Fous) au nyckelharpa. Elle aura joué aussi avec Jandek à Villette Sonique en 2013.
Puis elle travaille avec Pierre Bastien à la composition d’un spectacle sonore et visuel, Motus. Pierre anime ses structures mécaniques supportant des objets usuels tels que cendrier, brosses à dents, peigne, ciseaux, joue de la trompette. Emmanuelle, de l’autre coté de la table, manie harpe, vielle à roue, dulcimer et bols chantants. Entre eux deux, sur un écran des mains célébrissimes de pianistes ou d’organistes viennent plaquer une mélodie.
Ensemble, ils créent MOTUS, spectacle qui part sur les routes en 2015, et sera présenté aussi bien à Sonic Protest qu’au Printemps de Bourges.

 

CONTACTS

BOOKING CONCERTS / Agence Julie Tippex
pascal@julietippex.com + 33 6 66 34 98 60
marie@julietippex.com +49 151 21 26 11 08

PRESSE Margot Videcoq
+33 6 89 23 65 15 margotvid@yahoo.fr

LES DISQUES BIEN Natacha Aulnette
+33 6 87 94 34 11 natacha@lesdisquesbien.com

Avec l’aide à la production d’Arcadi Île-de-France et le soutien du Centre Fleury-Goutte d’Or-Barbara, et le soutien de la Ferme du Buisson et de l’Abbaye de Fontevraud pour Motus.

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LIENS / LINKS

Bandcamp (avec Maison Cube ET Maison Rose!)
Site d’Emmanuelle Parrenin
Site de Motus
Label Les disques Bien

 

LIVE VIDEOS (NANTES, LE LIEU UNIQUE 2011) :

Le dimanche 1/04/12, pendant l’euphonie #58, à l’antenne sur Radio Campus Paris 93.9 FM, Emmanuelle Parrenin à interprété en direct une très intéressante version de “Le Secret”.

Elle est accompagnée par les autres invités de cette l’émission: Flóp: Berimbau, M-Jo: Guimbarde, kidsaredead: Guitare électrique et synthé Crumar. Un quatrième invité, le photographe Philippe Lebruman, a utilisé son téléphone pour créer la première vidéo sortie d’une Euphonie. Pour écouter le podcast de cette émission: lien / Twitter

 

PRESSE

Le Monde, mars 2012 / L’Express / Les Inrocks / Télérama / Arte / Libération

et dans Les Inrocks (lire l’article)

EMMANUELLE IN ENGLISH

Emmanuelle Parrenin sings (in French) and plays the hurdy-gurdy, various harps, the thumb piano, the spinet des Vosges, the dulcimer, singing bowls… Founding figure of the revivalist folk scene in France, she toured everywhere and played with Gentiane or Melusine, as well as Didier Malherbe, Vincent Segal or Alan Stivell.

She is however best known for having recorded thirty years ago an enigmatic and beautiful album, “Maison Rose” highly sought on e-bay: where ultimate post-folk meets trad and experimental electro-acoustic.

Now she dusts off her instrumentarium to reinterpret some of her old songs, as well as new ones co-written with French agitator Flop. Against all odds, this collaboration gave birth to “Maison Cube” her second album, out in January 2011 on Les disques Bien label.

Hear the new album (and the old one too!) on Bandcamp

Emmanuelle Parrenin in The Quietus (article / interview)

 

VISIONS OF EMMANUELLE

1956
Emmanuelle is 7.
She is a wild child, possessing supernatural powers. When she does not climb trees, she listens to her father, founder of the prestigious Quartet Parrenin, rehearsing in a room of their parisian house where Ravel lived, near the Jardin du Ranelagh. But she listens through the door.
Her kinesthetic inclinations make her match the scores to colorful visions. She will never actually work with her father – her training of music will be clandestine and instinctive.

1964
Emmanuelle is 15.
She spends the Summer in London whith a pen-friend who is dating the singer of a young band of British blues. For a month she follows the band on tour and gets unsuccessfully chatted up by guitarist Eric. The band is The Yardbirds, the guitarist, Clapton.

1968
Emmanuelle is 19.
She has fled family and education and is now designing briefs for La Redoute.
A couple of love-stories have led her and her Solex to hang out with beatniks in the Latin Quarter and the Hootenannies at the Paris Centre Américain. She learned to play the guitar a la Peter, Paul and Mary in a jiffy and will forget almost as quickly when she will discover hurdy-gurdy and dulcimer.
Teaming with a band of snob folkies, Emmanuelle and her Niagra leave Paris to collect folk songs.
Emmanuelle is now in a lost house on l’Isle-au-Coudres on the Saint-Laurent, Quebec. Her song collecting is made for once easier by funding from the Centre Franco-québéquois and the Université Laval. She sings with her colleagues and a strange family: a fiddler, his accordionist wife and their twenty children, eighteen of them are deaf mutes. An unprecedented fervor is shared by participants. One can not discern who is dumb and who is not; music appears as a language of pure vibrations, abolishing misunderstandings and curing deafness.

1970
Emmanuelle is 21.
Her group of friends is euphoric: they just opened the first folk club in France, Le Bourdon, rue de La Sourdiere in Paris, right in post-1968 turmoil. Soon, they will open clubs all over France, and organize huge festivals.
In 1970, Le Bourdon moves to Café de la Gare, where concerts are held on Tuesdays. The theatrical company, all future French movie stars, is at the forefront: Miou-Miou sews costumes, Coluche is selling tickets, but the best one is Patrick Dewaere seated in the front row, a small monkey on his shoulder. Unfortunately Gerard Depardieu inevitably accompanies it.

1972
Emmanuelle is 23.
She walks the boulevard Beaumarchais, a strange package in the arms and cannot believe her luck. She’s back from this former butcher shop on Place des Vosges, converted to an ancient instruments shop by one taciturn butcher. She had coveted an old and expensive hurdy-gurdy for a long time. When she begins to play, the butcher closes the shop door and takes out a small barrel of wine. Moved, he swaps his ancient hurdy-gurdy for the crappy one that Emmanuelle had found rotting in an attic and with which she had teached herself playing, covering her skirt with sawdust.

1974
Emmanuelle is 25.
For six years, she has been touring all over France and Europe in a VW bus. She had a son, Matthew, born of a brief marriage with Phil Fromont – with who she had, in a bizarre and prescient way, recorded “La Maumariée” (“the ill-weeded wench”)
She’s playing her hurdy-gurdy in a community center in Rosendael. Mathieu sleeps in a hammock on the side of the stage. While she tells her audience for the hundredth time the same story of a shepherdess as an introduction to the same old folk-song, Emmanuelle decides this will be the last time. Farewell to the tradition circus, the centuries-old stories of battered women, the fatal kiss of the ethnographer. She will leave the folk scene without looking back, with that elegance in nomadism with which she will never depart: just before it becomes profitable.

1977
Emmanuelle is 28.
She is recording her first solo album, in Fremontel, a farm in Normandie rebuilt as a recording studio by arranger Jacques Denjean. She came there with a new lover, Bruno Menny, a sound engineer and electroacoustic music maverick. Bruno chose a loop of rock rythm to support the harmonics of the crazy hurdy-gurdy on Topaz. Maison Rose is a weird and enchanting post-folk disc – a song by Jean-Claude Vannier meets a traditional Quebecquois tune or long psychedelic tracks. It has now become, of course, a collector’s item.

1980
Emmanuelle is 31.
From musician, she became a dancer with a troupe of defectors by Carolyn Carlson.
After Boppi, with Laurie McLaughlin, she plays a new show: Nomade.
She is alone on stage at this theater in Le Forum des Halles in Paris, giving what will be the only representation of this one-woman show in a Butoh style. She has been working for months without stops at the point of no longer telling day from night. She spent all her savings, even selling her furniture, to pay for studio sessions for the recording of the soundtrack with Jean-Philippe Rykiel and Didier Malherbe (of Gong fame). She will edit the results to half their lenghts in the end to avoid some very long jazz-rock improvisations.
This is a raw and cruel show, belonging as much to self-therapy as to sepukku.
It takes place before an room empty of the expected festival programmers.

1988
Emmanuelle is 39.
She goes on with her nomadic life, doing small jobs, just as when she left the family home. She has just been hired as manager of a Brazilian restaurant near the Place de l’Etoile: the Pao Brasil. She came asking to be a waitress but the manager, immediately seduced, designates as her successor. This is without doubt the most stable job she’s ever had.
Every night, during the 400 guests dinner, an orchestra plays samba and Emmanuelle sings “Les traces derrière nous” by Michel Jonasz.

1993
Emmanuelle is 44.
An accident changed her life in 1990. A fire has rendered deaf and burned all her belongings. She spent a year recovering in Haute-Savoie during which she miraculously recovered her hearing by playing the harp. She becomes an art therapist at Le Bourget du Lac (Savoie). It was there she sang with Hugo, a 4 year autistic child. She will work with him during nine years, inventing a language echoing his musical repetitions, these cascades of words and numbers characteristic of autism.

2007
Emmanuelle is 58.
She returned to Paris in 2001.
She is improvising with Etienne Jaumet (Zombie Zombie) who invited her to play on “Night Music, his solo techno album produced by Carl Craig and released in 2009 (Versatile Records).
It is also the beginning of her cooperation with French label “Les disques Bien” and French maverick and songwriter Flóp, leading to the recording of her second album in over thirty years, “Maison Cube”, recorded in an architect house in the forest of Fontainebleau outside Paris.

2011
Emmanuelle is 62.
January: Release of “Maison Cube” (Les disques Bien). Emmanuelle is invited by the Lieu Unique in Nantes for a residency of the show “D’une Maison l’autre,” followed by a concert on April 15, 2011 with Vincent Mougel, Cristian Sotomayor and “special guests”, Flop, Etienne Jaumet, and cello super-star Vincent Segal.

2014
Emmanuelle is 65.
She is rehearsing with a new band and recording a new album “Maison Vide”, while also collaborating with experimental musician Pierre Bastien on the creation of a new performance, MOTUS.

 

DISCOGRAPHY

2010 « Maison Cube » Les Disques Bien
1995 « Anthologie de la musique française », ECM
1977 « Maison rose », CBS-Ballon noir
1976 « Gentiane », CBS-Ballon noir
1976 « La confrérie des Fous », CBS-Ballon Noir
1976 « Château dans les nuages » Sonopress
1971 « Le galant noyer », Mélusine Chant du Monde
1971 « La Maumariée », Sonopress
1970 « Chant à répondre et à danser », Chant du Monde

Années 80 « Le prophète » de Kalil Gibran. Création musicale à l’UNESCO et Théâtre des déchargeurs.

Some relevant shows:

2008 « Le porteur des peines du monde » .Odyssée Théâtre – La Rochelle
2006-2007 «Noces Bayna » –
1997-2005 « Belle et Lurette »
1993-1995 Macadam Transfert –– Paris
1984 Creation « Bombix » Carnaval de Venise
1983 Creation with Robert Kovitch, Centre Pompidou, Paris
1979 Creation « L’amour fou »
1975-1977 La Confrérie des Fous – with « Le Quatuor » Festivals de Bourges et de Pantin.

 

BOOKING CONTACT : Pascal Regis / Marie-Pierre Bonniol – Julie Tippex